Quatre questions pour Louise, notre agente de développement culturel numérique

Quatre questions pour Louise, notre agente de développement culturel numérique

Louise, l’agente de développement culturel numérique, autrement dit l’ADN de Culture Laval, est entrée en poste à l’été 2019. Mais, quel est son rôle ? Afin de mieux connaître ses responsabilités à Culture Laval et plus particulièrement auprès de nos membres, Louise a pris le temps de répondre à nos questions :

Louise Brunet ADMNQuestion 1 – Quels sont tes principales missions et dans quelles circonstances a été créé ce poste?

Le métier d’ADN est né d’une mesure gouvernementale provinciale dans un contexte de transition numérique au Québec. L’idée était de favoriser la visibilité des contenus et le rayonnement de la culture québécoise grâce au numérique.

C’est en avril 2019 que le ministère de la Culture et des Communications a déployé le Réseau ADN, composé de 48 professionnels aux profils éclectiques. Cette communauté de pratique unissant culture et numérique, s’articule autour d’une multitude d’organisations culturelles nationales, régionales et sectorielles. Pour ma part, je représente Culture Laval et ses membres.

La mission principale de ce Réseau réside dans l’accompagnement des acteurs culturels québécois vers une transformation numérique, ainsi que de permettre l’acquisition de nouvelles compétences numériques. Le Réseau ADN tient son origine de la mesure 120 du Plan culturel numérique du Québec (PCNQ) et a pour objectif global de susciter de nouvelles formes de collaboration et la mise en oeuvre de solutions collectives durables.

La force du Réseau réside dans la mutualisation de nos expertises autour du numérique. Mon parcours universitaire et professionnel m’a permis d’acquérir des compétences juridiques appliquées au contexte culturel et numérique, ainsi que de cumuler une expertise en gestion de projets dans ces mêmes domaines.

Question 2 – Quel est ton rôle au sein de Culture Laval?

En tant qu’ADN de Culture Laval, mon rôle est principalement d’intervenir auprès de nos membres, organismes et artistes, afin de les accompagner dans leur appréhension et leur appropriation du numérique au sein de leur pratique. En résumé, je les accompagne dans leur transition numérique. En plus d’offrir de l’aide-conseil dans la mise en place et le développement de projets liés au numérique, j’outille et sensibilise le milieu au regard de cet environnement.

Dans un autre ordre d’idée, j’interviens à l’échelle nationale dans l’élaboration de projets visant à mutualiser des besoins communs dans différentes régions. L’idée étant de faire prévaloir les réalités régionales en matière de développement culturel et numérique. Ce sont de beaux défis !

Question 3 – Quelle est ta vision du numérique dans le domaine culturel et comment celui-ci peut aider au développement culturel lavallois?

Le numérique est venu bouleverser nos assises dans plusieurs domaines, et cela de manière globale. De ce changement découlent des potentialités qui sont intéressantes à exploiter de façon saine, c’est-à-dire en respectant les valeurs éthiques et culturelles de notre milieu.

De ce fait, la vision que j’ai du numérique est avant tout une façon de penser. Le numérique n’est pas seulement un médium créatif ou un outil, il est une culture à part entière. Et j’irai même plus loin en affirmant que le numérique est en adéquation parfaite avec les valeurs du milieu culturel.

Il est possible d’aborder les enjeux entre culture et numérique sous l’angle de la créativité et de l’innovation, du rejet des idées établies au profit d’une pensée différente. La recherche d’amélioration continue, la collaboration et le partage, sont des principes inhérents à la culture, et ceux-ci tracent des liens directs avec la pensée numérique. C’est ce que Mériol Lehmann explique très bien dans plusieurs de ces conférences, dont je me ferais plaisir d’en partager les propos.

Enfin, le numérique est un solide allié pour le développement culturel lavallois. En 2018 est né Signé Laval- Territoire culturel, une plateforme numérique, imaginée par Culture Laval, et qui tente de répondre aux enjeux liés à la Découvrabilité de contenus. Cela est un exemple parmi tant d’autres pour inscrire l’offre culturelle lavalloise, mais également l’histoire et le patrimoine de notre région, sur la toile.

Question 4 – Quels sont les conseils que tu peux donner aux organismes culturels et aux artistes pour les diriger dans leur transformation numérique?

Le terme de transformation ou de virage numérique suscite plusieurs types de réactions auprès de nos membres : parfois de la crainte ou un sentiment de retard. Je tiens d’abord à les rassurer. Le numérique est un phénomène actuel. Il est donc complexe et il est possible, voire bienvenu, de le questionner encore et encore. Lorsque l’on parle de transformation numérique, l’idée est de travailler ensemble pour échanger sur les défis et les opportunités du numérique, afin de mieux composer avec, sans résistance.

Par la suite, des solutions seront proposées au regard des besoins et intégrées de manière progressive, structurante et durable au sein des organisations. C’est avant tout l’humain qui prime dans cette transition numérique, et son rapport au changement. En cela, une transformation numérique fonctionne en co-création et par étapes selon les réalités de chacun. Mon rôle consistera, au cours des trois prochaines années, à vous guider et à vous soutenir vers cette transition.

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